
Je te prête (un peu) mon corps,
mais ne touche pas à mon âme …
Notre époque est tellement particulière, singulière, hors normes, déconcertante, déroutante, agaçante, menaçante, sans repères.
Beaucoup ferait n’importe quoi pour un peu de plaisir fugace, pour un peu de reconnaissance éphémère, pour un peu d’amour illusoire le temps d’une étreinte ou d’un petit moment.
Les corps se donnent, se prêtent, s’évadent, se délaissent, se transforment, souffrent et finissent tous par se dégrader inévitablement.
À la poursuite folle et incroyable d’une rêverie illusoire dans le regard d’un autre tout aussi perdu. Les histoires se répètent inexorablement, encore et encore. Jour après jour.
Les gens ne comprennent pas.
Le sacré a disparu, la pureté d’un moment partagé avec amour et conscience n’est plus, la présence à soi et à l’autre n’a plus sa place. Trop spécial, trop spirituel, trop bizarre, trop de tout.
Les corps se prêtent et s’échangent dans des moments de folie, de consommation, de déperdition, d’inconscience, de maltraitance.
On espère juste y trouver un peu de plaisir pour se sentir exister, pour se sentir vivant, pour se sentir entendu, reconnu. Un peu.
Ce peut être au travers d’un simple regard prêt à nous travestir dans les attentes d’un autre. Ce peut être un geste qui nous fait croire que l’autre nous en donnera plus. Ce peut être dans une étreinte courte ou torride mais qui disparaît dès l’instant vécu.
On attend tellement des autres que l’on s’oublie à la première occasion. Je me dois d’être bien, d’être beau, d’être parfait, pour elle ou pour lui. Sachant qu’en face, le discours est le même. Vide.
S’oublier pour profiter, un peu.
S’oublier pour s’échapper, beaucoup.
S’oublier pour ne pas faire face à notre réalité.
Regarde moi dans les yeux et dit moi que tu m’aimes, que je te plais, que tu as besoin de moi, que je suis important pour toi.
Mais qui regarde l’autre vraiment dans les yeux ? Qui se perd volontairement dans l’âme de l’autre au risque que l’autre s’y perde aussi. Deux âmes perdues dans leurs âmes mutuelles ou jumelles.
Alors je te donne mon corps, pour un instant ou plus longtemps mais je me garde mon âme. Elle est trop précieuse pour que tu joues avec. Mon corps est trop sale pour que je sois fier de lui.
Autant y aller jusqu’au bout et le salir jusqu’à n’en plus finir.
Mais ne regarde pas mes yeux,
Ne regarde pas mon étincelle,
Ne me voit pas vraiment …
C’est comme ça que je vous récupère ensuite.
À travers un regard, une vraie connexion, une âme qui en voit une autre. Un moment où nous sommes là, à partager une rencontre, l’instant d’un temps suspendu où nous nous voyons vraiment.
Un sourire, un soupir, une larme.
Vous en avez assez et vous vous cherchez vous-mêmes. Vous aimeriez retrouver cet amour propre, cette connexion avec vous. Simplement revenir à la maison où tout se passe, où tout se vibre.
Alors on y travaille à votre rythme,
un pas après l’autre, jour après jour.
Des exercices personnalisés pour tout réapprendre, pour découvrir ce qui se cache réellement en dedans de cette personne qui ne croit plus en rien ni en personne. En votre être, tout simplement.
Le toucher vient ensuite, quand vous serez prêt à le sentir, quand vous serez prêt à lâcher un peu de ces idées, de ces croyances, de ces illusions et / ou de ces attentes incessantes.
Revenir à soi, non par la tête
mais par le corps, par le coeur.
Pour que l’âme puisse enfin briller.
J’aime quand une âme brille, ça donne un regard pétillant et un teint lumineux. Ça nous change de cette époque terne et grise.
Vive les âmes libres.
Vibrons.
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